Coude - Définition

Coude - Définition

 DÉFINITION

Le coude est l'articulation entre le bras et l'avant bras, constituée de l'humérus au dessus et des deux os de l'avant-bras en dessous, le radius et le cubitus.

 

ORGANISATION
  • L'extrémité inférieure de l'humérus a la forme d'une poulie qui permet au radius et au cubitus de pivoter autour pour permettre la flexion du bras. L'extension du bras est impossible au delà de la position bras tendu, car l'olécrane, qui est le relief osseux pointu du coude quand celui-ci est replié, vient se loger dans son creux et faire une butée, en même temps que les capsules articulaires se tendent. Les laxités où l'on dépasse un peu cette limite sont liées à la souplesse excessive de ces capsules.
  • Le radius et le cubitus peuvent par ailleurs se décaler l'un par rapport à l'autre ce qui permet au coude d'avoir un certain degré de rotation (ce qu'on appelle la pronation et la supination) qui va permettre au poignet d'amplifier son propre mouvement de rotation. Ainsi quand on joue au baby-foot, la vitesse de rotation de la main est amplifiée par celle du coude. Sans le coude, le poignet n'aurait qu'une pronation limitée. C'est pour cela que les problèmes du coude limitent considérablement les mouvements de rotation de la main et du poignet.
  • Des systèmes de ligaments permettent à tous ces os de tenir ensemble.
  • Le cerveau va envoyer un ordre moteur : c'est la motricité .
  • Le mouvement se produit sur un muscle qui a déjà un certain tonus musculaire et qui va le conserver tout au long du mouvement. De plus, ce mouvement est harmonieux en raison de la coordination des muscles entre eux. Celle-ci est effectuée grâce au cervelet .
  • Mais le mouvement ne se suffit pas à lui seul, il s'inscrit dans un programme (la marche par exemple) ou un schéma qui dépend de la volonté et d'acquisitions faites au cours de la vie (le petit enfant a la volonté de marcher, mais il ne sait pas tout de suite, il lui faut faire appel à son expérience, donc à sa mémoire ). Tout cela se situe dans le cerveau en différentes aires dont on connaît encore mal le fonctionnement et les interactions.
  • Enfin, pour que le mouvement soit possible, il faut des muscles et donc des articulations .
  • La perturbation des mouvements est donc due au mauvais fonctionnement de l'une ou l'autre des structures ou fonctions ci-dessus.

 

Les mouvements involontaires

 

En ce qui les concerne (mouvements involontaires normaux), l'ordre vient du système nerveux végétatif .

 

Ce centre va envoyer un ordre moteur : c'est la motilité .

 

Le mouvement se produit sur un muscle lisse qui a déjà un certain tonus musculaire : par exemple le sphincter de la vessie est naturellement fermé ; le mouvement d'ouverture de ce sphincter va perdurer tant que la vessie n'a pas effectué sa vidange totale. Autre exemple : le sphincter du pylore (partie terminale de l'estomac) est naturellement ouvert. Le mouvement de fermeture de ce sphincter, va perdurer tant que l'estomac n'a pas effectué sa vidange.

 

Le système nerveux végétatif, par voie hormonale , ou par voie nerveuse, va assurer la motricité des muscles lisses de l'organe. Par exemple, le muscle de la vessie va se contracter en même temps que le sphincter va s'ouvrir. Une participation de la volonté existe en plus dans ce cas précis, puisqu'on peut décider d'aller uriner ou de se retenir.