Doigt à ressaut

DOIGT À RESSAUT OU À RESSORT

UN DOIGT À RESSAUT OU À RESSORT EST UNE AFFECTION FRÉQUENTE ET BÉNIGNE.

Tous les doigts peuvent être touchés. On peut le rencontrer à tous les âges de la vie mais ce sont les femmes d’âge moyen qui sont le plus souvent touchées.

Causes

Les tendons qui fléchissent les doigts sont plaqués sur les phalanges par des poulies de réflexion, sorte de petits tunnels qui empêchent les tendons de prendre la corde lors du mouvement de flexion. Un petit épaississement du tendon pourra alors entraîner un blocage du tendon lors du passage d’une poulie et réaliser ainsi un ressaut. Les passages répétitifs accentueront l’inflammation locale et favoriseront l’épaississement du tendon accroissant ainsi le phénomène : il s’agit d’un véritable cercle vicieux. Le diabète est aussi une cause favorisante ainsi que les maladies rhumatismales et chez le dialysé.

Au début simple gêne douloureuse lors des mouvements de flexion extension d’un doigt. Progressivement, le patient va ressentir un ressaut débloquant l’extension. Cette gêne est généralement plus importante le matin.

Après une certaine évolution, le déblocage nécessite l’utilisation de l’autre main pour allonger le doigt en extension. A un stade encore plus évolué le doigt peut rester complètement bloqué en flexion.

Traitement

Le repos : dans les formes débutantes peut permettre un retour à la normale, en évitant les travaux manuels répétitifs.

L’infiltration : injection locale d’un corticoïde permet de lutter contre l’inflammation. Elle peut être répétée une seconde fois, une quinzaine de jours après mais elle peut fragiliser le tendon. Son action est le plus souvent temporaire

La chirurgie : en cas d’échec des traitements précédents, ou lors des formes sévères et évoluées, elle consiste à libérer les tendons fléchisseurs ( ténolyse avec synovectomie) en ouvrant la poulie de réflexion. Les suites sont simples : aucune immobilisation n’est nécessaire, la rééducation peut être utile dans certains cas.

Informations complémentaires

INFORMATIONS COMPLEMENTAIRES

Risques spécifiques  :

Adhérences post opératoires qui nécessiteront de la rééducation et parfois le port d’attelle.

 

Des cas d’infection, de lésions vasculo-nerveuses décrites dans la littérature restent exceptionnelles.