Tennis elbow

TENNIS ELBOW

Le tennis Elbow est une tendinite de la face externe du coude, terme principalement utilisé comme « douleur du coude du joueur de tennis »   il s’agit d’une épicondylalgie qui peut toucher beaucoup d’actifs sportifs ou non.

 

Qu'est ce que le TENNIS ELBOW

Une tendinite du coude qui touche tous les joueurs, quel que soit l’âge, homme ou femme, en principe les champions sont moins souvent concernés du fait de leur bonne technique.

Le tennis elbow est surtout la tendinite du mauvais geste technique et en particulier du revers. Au début, l’on a mal lorsque l’on joue ; surtout en pratiquant un revers, puis petit à petit tenir sa raquette devient un cauchemar, puis dans la vie courante, serrer une main, déboucher une bouteille, ouvrir une porte, devient intolérable.

Cette tendinite du sportif devient alors fonctionnellement handicapante, pour la pratique du tennis comme pour certains gestes de la vie professionnelle ou privée.

Les causes du TENNIS ELBOW

Chez les non sportifs :

Certains mouvements favorisent l’apparition d’une épicondylite, notamment :

  • des mouvements simultanés de rotation de l’avant-bras et de flexion du poignet,
  • la préhension vigoureuse d’un objet avec rotation de l’avant-bras vers l’intérieur ou  l’extérieur,
  • des mouvements saccadés de lancer,
  • des mouvements de la main pour frapper des objets.

Ces gestes peuvent devenir dangereux s’ils sont exécutés en position fixe ou dans une  mauvaise position, sont répétés constamment, demandent une force excessive ou ne  laissent pas à l’organisme le temps de récupérer après avoir été très sollicités.

 

Chez les sportifs :

 

Elles sont nombreuses, chaque sportif pensant être à l’abri d’un tennis elbow puisqu’il a derrière lui de nombreuses heures de pratique du tennis.

 

Toutefois des circonstances peuvent favoriser l’apparition d’un tennis elbow :

 

  • le changement de style de jeu
  • nouveau cordage
  • nouvelle raquette
  • la modification du grip
  • le jeu, joué avec des balles trop lourdes
  • le changement de surface
  • toute autre cause venant s’additionner aux contraintes du tennis, telle que le bricolage, la peinture, le jardinage
  • une maladie récente ou la prise de certains médicaments

 

Le traitement médicale du TENNIS ELBOW

La liste des traitements pour guérir un tennis-elbow est longue et s’allonge tous les jours. Tout peut être essayé, tout est efficace, tout peut être malheureusement inefficace. Il faut pour cela suivre les conseils d’un spécialiste qui, connaissant bien les technopathies du sport et du tennis en particulier, vous orientera sur les traitements médicaux les plus habituels.

 

La prise en charge thérapeutique des tendinites a évolué grâce aux explorations d’imagerie que sont l’échographie et l’IRM. [Les examens d’imagerie médicale]

  • L’échographie non invasive et facilement réalisable a révolutionné la prise en charge précoce car elle permet de voir le tendon et surtout les structures péritendineuses comme la présence de micro calcifications.
  • L’IRM réalisée pour les tendinites chroniques ou suspicion de rupture partielle permet de visualiser la lésion tendineuse mais aussi l’état du muscle, de l’os et de l’articulation à proximité de la zone tendineuse.
  • Le repos est naturellement le premier traitement avec la suppression de la cause avec application de froid selon le protocole GREC (glaçage, repos, élévation, contention).

LES DIFFÉRENTS EXAMENS DISPONIBLES

LES CLICHES RADIOLOGIQUES

Ils sont souvent les premiers examens à demander devant une pathologie osseuse ou articulaire, ils présentent peu d’intérêt en cas de pathologie des parties molles comme les tendinites ou claquages.

Ils sont faciles à réaliser mais doivent être réalisés selon des incidences précises afin de rechercher la lésion. On peut aussi réaliser des infiltrations sous radio. Dans certains cas ces examens seront réalisés comparativement au côté sain afin d’affiner le diagnostic.

 

L'ECHOGRAPHIE MUSCULO-TENDINEUSE

L’échographie musculo-tendineuse a fait d’énormes progrès ces dernières années en raison de l’amélioration des caractéristiques du matériel échographique et de la qualité des sondes. Elle peut même être réalisée avec des appareils mobiles dans les vestiaires lors de grandes compétitions. Il s’agit d’un examen facilement disponible qui nécessite cependant une machine de grande qualité et un échographiste possédant une grande expérience en échographie et surtout en pathologie ostéo-articulaire du sportif On peut aussi réaliser des ponctions sous échographie.

 

LE SCANNER

Il est facilement disponible, surtout intéressant dans les pathologies osseuses (fractures, fractures de fatigue) dans certaines pathologies ostéo-articulaires (luxations). Par contre, il est de peu d’utilité dans les pathologies musculo-tendineuses. Le scanner est réalisé aussi dans l’approche diagnostique des lésions dégénératives arthrosiques suite à un sur entrainement ou à de l’arthrose .

 

L'IRM

Pas toujours disponible rapidement, il s’agit d’un examen précieux permettant le plus souvent une exploration satisfaisante de la moelle osseuse, des articulations, des muscles, des tendons et des ligaments. Certaines contre-indications doivent être respectées comme la présence d’un pace-maker ou la peur du bruit et la claustrophobie

 

ARTHROSCANER ET ARTHRO-IRM

Ils nécessitent tous les deux la réalisation d’une ponction articulaire et l’injection d’un produit. L’arthroscanner s’effectue par injection d’un produit de contraste iodé dans l’articulation complétée par un scanner dans les suites immédiates. L’arthro-IRM consiste en l’injection de gadolinium dilué dans l’articulation complétée secondairement par la réalisation d’une IRM. Ces deux techniques permettent une excellente exploration des articulations, elles sont souvent effectuées à titre préchirurgical.

 

LA SCINTIGRAGHIE OSSEUSE

 

Examen réalisé en centres habilités. On injecte un traceur chimique dans le sang par les intraveineuses. Puis on recueille les images par une caméra qui balaye le corps entier.

 

Le temps d’attente de deux à trois heures, tandis que le produit se fixe à toutes les zones de l’os et des parties molles.

 

La durée de l’examen est donc de trois heures.

 

LE PET SCAN

Le PET scan est un scanner à émission de Positons dont le but est d’étudier l’activité d’un organe. On doit injecter dans l’organisme un traceur faiblement radioactif, sans danger pour l’organisme. +/- une heure après on étudie les images grâce à une caméra qui capte les radiations émises.

 

 

L’OSTÉODENSITOMÉTRIE OSSEUSE

 

 

Mesure la densité minérale osseuse par méthode biphotonique. Examen rapide et remboursé selon des conditions spécifiques par l’assurance maladie dont :

 

  • Antécédent de fracture du col fémoral sans traumatisme majeur chez un parent au 1er degré.
  • Indice de masse corporelle < 19 kg/m2.
  • Ménopause avant 40 ans quelle qu’en soit la cause.
  • Antécédent de prise de corticoïdes d’une durée d’au moins trois mois consécutifs, à une dose ≥ 7,5 mg/jour équivalent prednisone.